le paprika

le paprika



Paprika hongrois
Dans la cuisine hongroise, rares sont les plats sans paprika. Ces piments doux, de couleur rouge, ne font leur apparition dans les recettes magyares qu’à partir du 19ème siècle, bien qu’ils aient été importés en Europe depuis Christophe Colomb. D’abord utilisé dès le XVIIème siècle par les paysans et par tous ceux qui n’avaient pas les moyens d’acheter le poivre très coûteux à l’époque, cette épice a finalement conquis toutes les couches de la société. Aujourd’hui, les meilleures variétés proviennent de Szeged et de Kalocsa, dans le sud de la Hongrie, où les champs couleur de feu s’étendent à perte de vue dans les plaines. Les conditions climatiques y sont idéales : printemps légèrement pluvieux, étés secs et chauds.

Il faut savoir que le mot désigne aussi bien le légume (cousin du poivron) que l’épice. Le légume existe sous formes et couleurs diverses, mais aucune variété n’est vraiment semblable au poivron connu en Europe occidentale : les paprikas sont plus petits, moins charnus, mais ils ont beaucoup de goût.

Le " paprika cerise " est petit, rond, rouge et piquant ;
le " paprika vert " est doux, de forme allongée, souvent plutôt jaune très pâle que vert ;
le " bácskai " a la même forme allongée, mais il est vert très clair et un peu piquant ;
le " paprika tomate " est rond, plutôt grand, rouge et doux ; etc.
En Hongrie, le paprika est également cultivé par les jardiniers amateurs qui le réduisent eux-mêmes en poudre dans un moulin spécial appelé koulou. Cela leur permet non seulement de faire des économies, mais encore de préserver toute la saveur de ce condiment car, comme toutes les épices, son goût perd en intensité avec le temps.

Les Hongrois sont considérés comme des spécialistes du paprika, qu’il soit doux ou corsé. La saveur et la qualité varient selon qu’on utilise tout ou une partie de la plante, le meilleur paprika étant obtenu uniquement à partir des gousses. Lorsque les graines sont ajoutées, le goût devient plus corsé avec un léger goût amer. Paprika « rose », « doux » ou « piquant » les Hongrois l’utilisent à merveille pour assaisonner leurs quatre plats nationaux : le gulyas (goulache), qui tient plus de la soupe que du ragoût de viande, mijoté avec des petits morceaux de bœuf, de porc ou de veau. Le pörkölt, une sorte de ragoût, confectionné avec diverses sortes de viandes (gibier, volaille, mouton, etc.), où les morceaux sont plus gros que dans le goulache. Le tokány, un ragoût de bœuf coupé en fines lamelles, dont la sauce est souvent agrémentée de crème fraîche ou aigre. Et enfin le paprikache, le plus goûteux des plats typiques hongrois, à base de viande blanche ou de poisson.


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